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Talia (Myriam)

Encore un peu de lecture pour ces beaux jours (3 mai 2007)

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Livres d’art


Aux Editions Découverte Gallimard, de magnifiques livres d’art,
Yves Klein. L’aventure monochrome
De Denys Riout
127 p. – ISBN 2-07-033940-8

Yves Klein avait l’intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre L’Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d’abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve : étudier le judo au Japon. Lorsqu’il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d’homologuer ses grades japonais. Yves Klein se tourne alors vers l’art.
Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom- l’IKB, International Klein Blue -, projette l’art dans l’invisible, transforme ses modèles en « pinceaux vivants ». De l’immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs-éponges aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l’un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huit années de création seulement, ne cessent de stupéfier.

L’âge d’or de l’Inde classique
De Amina Okada et Thierry Zéphir
127 p. – ISBN 978-2-07-034161-0

Au terme du premier grand empire de son histoire – celui des Maurya (fin IVe siècle-début IIe siècle av. J.-C.)-, l’Inde connaît du Ier au IIIe siècle de notre ère, les puissants pouvoirs des Kushâna, au nord, et des Sâtâvâhana, au sud. Mais c’est l’époque des empereurs gupta, du IVe au VIe siècle, qui marque l’apogée de la civilisation indienne classique. Amina Okada et Thierry Zéphir nous font découvrir cette époque de tolérance religieuse et de raffinement esthétique sans précédent. Sous ces souverains vishnuites, bouddhisme, hindouisme et jaïnisme coexistent en harmonie. Les sciences se développent, les traités esthétiques et techniques se fixent. La littérature et le théâtre rayonnent, servis par le génie du poète Kâlidâsa, que l’on associe au règne de Chandragupta II. L’art atteint alors ses plus hauts sommets, dont témoignent les grandioses sculptures de Mathurâ, les effigies altières et épurées des buddha et bodhisattva sculptés de Sârnath ou les peintures murales d’Ajantâ, quintessence de l’esthétique gupta et expression majeure du génie indien.

Saladin. Le sultan chevalier
De Jean-Michel Mouton
127 p. – ISBN 2-07-076208-4

Au XIIe siècle, Saladin, prince kurde et fondateur de la dynastie ayyoubide, entreprend d’unifier à nouveau le monde musulman sous son autorité, et de reconquérir les territoires des Etats latins d’Orient. Soutenu par sa famille, il étend son Empire des marges du Maghreb, à la Jazira, en passant par l’Egypte, et de la Syrie du Nord au Yémen. Saladin est sans doute l’u des personnages les plus célèbres de l’histoire du monde musulman médiéval, aussi bien du côté arabe qu’occidental. Cette renommée tient essentiellement à la reconquête de Jérusalem qu’il effectua en 1187 aux dépens des croisés. Cet épisode, savamment exploité par la propagande officielle, fit de Saladin à son époque et dans les siècles suivants le héros incontesté du djihâd, le protecteur des lieux saints de l’islam et du territoire musulman en général.

Esclaves et négriers
De Jean Meyer
160 p. – ISBN 2-07-053018-3

Au XVIe siècle, le commerce „triangulaire“ entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique se met en place. La traite négrière saigne l’Afrique : quinze à vingt millions d’hommes et de femmes déportés en trois siècles vont faire prospérer les plantations des grandes puissances coloniales. Mais la résistance des esclaves à leur condition – révoltes spontanées, insurrections, désertions, marronnages…-et le mouvement abolitionniste, impulsé à la fin du XVIIIe siècle par les Anglais, entame le système esclavagiste. En France, grâce à l’infatigable militant de l’égalité qu’est Victor Schoelcher, la République proclame le 27 avril 1848 l’abolition de l’esclavage « dans toutes les colonies et possessions françaises ». Jean Meyer retrace le gigantesque trafic et ses enjeux économiques, la féroce exploitation de l’homme noir par l’homme blanc, le difficile combat et la victoire au nom de l’universalité du principe de liberté.

Corot. La mémoire du paysage
De Vincent Pomarède et Gérard de Wallens
176 p. – ISBN 2-07-053348-4

Le vieux bonhomme en blouse qui préparait sur un coin de pelouse son chevalet et ses pinceaux: ainsi s’est forgée la légende de Corot, pratiquant jusqu’à la fin de sa vie l’étude en plein air. C’est vrai, il l’a dit lui-même à ses débuts, Corot n’a qu’un but, c’est de faire des paysages. Mais, passé le travail d’après nature, en Italie, à Fontainebleau, à Ville-d’Avray, en Normandie, vient l’étape du ressouvenir, dans l’atelier. Et c’est là que Corot, donnant une large place à la figure humaine, devient le grand peintre de paysages historiques du XIXe siècle. Là encore, par la recomposition imaginaire de la nature, il crée un univers poétique dont le Souvenir de Mortefontaine est l’image emblématique.

et,
L’Arménie à l’épreuve des siècles
Annie et Jean-Pierre Mahé
159 p. – ISBN 2-07-031409-X

Entre mer Noire et mer Caspienne, Caucase et Mésopotamie, le haut plateau arménien, dominé par le mont Ararat où se serait échouée l’Arche de Noé, vit éclore l’une des plus importantes civilisations du Moyen-Orient. A la fin du VIe siècle avant J.-C., les Arméniens y fondent un puissant royaume qui devient, en 313, le premier Etat officiellement chrétien. Située au carrefour des grands Empires perse, romain, byzantin, puis arabe, mongol, ottoman et russe, cette terre a toujours été âprement disputée. Les brèves périodes d’indépendance de l’Arménie, entrecoupées de siècles de sujétion et d’occupation, lui ont toutefois permis de forger les armes d’une forte identité culturelle : une foi inébranlable, une écriture et une littérature exaltant la conscience nationale. Victime en 1915 du premier génocide du XXe siècle, le peuple arménien a su préserver, tant dans la mère-patrie qu’en diaspora, cette culture millénaire dont Annie et Jean-Pierre Mahé retracent avec une brillante érudition les grands jalons.

Divers


La cuisine juive au régime minceur
De Sylvie Jouffa et Annick Chametier de Ribes, Ed. L’Archipel
236 p. – 19, 95 euros – ISBN 978-2-84187-939-7

La cuisine juive trop riche en graisses et en sucres, bref trop calorique? Une idée reçue qui est hélas trop répandue ! A condition de savoir les accommoder, les recettes issues des traditions séfarades et ashkénazes peuvent – aussi – nous aider à maigrir !
Sylvie Jouffa nous offre d’allier plaisir et régime. Elle revisite les classiques de la cuisine juive, agrémentés des conseils diététiques d’Annick Champetier de Ribes.
Ce livre rassemble ainsi 120 recettes, provenant de pays aussi divers que l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Liban, Israël, la Pologne, la Russie, la Roumanie, la Hongrie, la Turquie, le Grèce, les Etats-Unis ou l’Inde. Il inclut également des menus équilibrés pour tous les jours.
Les repas de shabbat et des fêtes juives ne sont pas oubliés : il est possible de savourer un couscous aux herbes ou un agneau de Pessah sans prendre de kilos !

Shoah


Sonderkommando. Dans l’enfer des chambres à gaz
De Shlomo Venezia, préface de Simone Veil, Ed. Albin Michel
267 p. – 18 euros – ISBN 978-2-226-17593-9

« Je lis de très nombreux récits d’anciens déportés qui me replongent chaque fois dans la vie du camp. Mais celui de Shlomo Venezia est particulièrement bouleversant puisqu’il est le seul témoignage complet que nous ayons d’un survivant des Sonderkommandos…La force de ce témoignage tient à l’honnêteté irréprochable de son auteur qui ne raconte que ce que lui-même a vu, sans rien omettre…Avec ses mots simples, Shlomo Venezia redonne vie aux visages émaciés, aux regards exténués, résignés et souvent terrorisés, de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qu’il croise une seule et dernière fois… » Simone Veil

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