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Talia (Myriam)

Pour bien débuter décembre (04 décembre 2008)

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Judaïsme


Manuel d’exégèse de l’Ancien Testament
De Michaela Bauks et Christophe Nihan, Ed Labor et Fides
236 p. – 27 euros - ISBN 978-2-8309-1274-6

Dans la ligne des manuels facilitant l’étude scientifique de la Bible, ce manuel vient combler une lacune. Il propose une initiation aux méthodes d’analyse de l’Ancien Testament à partir d’exemples puisés dans ses nombreux corpus. Tour à tour, les diverses approches sont passées en revue : critique textuelle, critique des formes et des traditions, analyses rédactionnelles sont expliquées et mises en pratique sur des exemples de textes significatifs. Parallèlement aux méthodes de l’exégèse historico-critique, centrales dans ce manuel, une approche de l’analyse narrative fait également l’objet d’une approche détaillée. Aux côtés de l’Introduction à l’Ancien Testament (Labor et Fides, 2004), ce manuel d’exégèse permet désormais aux chercheurs, étudiants, enseignants et lecteurs intéressés de disposer d’outils pour développer sur l’Ancien Testament les lectures scientifiques que requiert sa position centrale aux origines de notre culture.

Théologie


Petit traité d’histoire des religions
De Frédéric Lenoir, Ed Plon
379 p. – 20,90 euros – ISBN 978-2-259-20732-4

Quelle est la toute première religion de l’humanité? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont le fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religions actuelles, l’auteur explore de manière limpide l’univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l’aventure humaine depuis l’aube des temps ?

Une lecture juive du Coran
De Haï Bar-Zeev, Ed. Berg International
216 p. – 19 euros – ISBN 978-2-911289-81-1

Le Coran n’est pas un livre facile d’accès et les études censées favoriser sa compréhension sont généralement insatisfaisantes. Elles s’appuient principalement sur la tradition musulmane qui ignore ou occulte trop souvent ce qu’elle doit au judaïsme. Cet essai sera donc d’un grand secours.
Cette lecture juive du Coran, basée sur les sources fondamentales du judaïsme, met en lumière la polémique entre Mohammed et les juifs évoqués par le Coran, ce qui permet de comprendre les divergences essentielles entre le judaïsme et l’islam.

Israël/Moyen-Orient


La stratégie de l’Iran, entre puissance et mémoire
De Matthieu Anquez, Ed. Tempora
170 p. – 14,90 euros – ISBN 978-2-916-05338-7

L’Iran est au coeur de l’actualité mais demeure un pays mystérieux pour le grand public. Ce livre veut donc expliquer les réalités iraniennes contemporaines, en parcourant la géographie, l’histoire et la culture de ce pays. Cette analyse préalable permet d’exposer la politique intérieure de l’Iran (qui dirige vraiment le pays ?), son économie et sa société, afin de mieux saisir les subtilités du régime islamique ainsi que les difficultés socio-économiques aux quelles sont exposés les Iraniens.

Politique


Obama Président. La méprise
De Guy Spitaels, Ed. Luc Pire
253 p. – ISBN 978-250700495-8

Le président Obama, si populaire dans le monde, peut-il être perçu comme le porte-parole d’une gauche européenne progressiste ? Bien sûr sa politique économique ne tombe pas dans les travers du néolibéralisme cher à l’équipe de George W. Bush et personne n’oserait suggérer que sa politique sociale s’identifie à celle de John McCain. Toutefois, le positionnement du parti démocrate sur l’échiquier politique n’est pas transposable en Europe. En témoigne le soutien majoritaire de Wall Street au candidat démocrate.
L’auteur entend avant tout restituer le débat au niveau international. Pour lui, les deux candidats voulaient l’un comme l’autre maintenir la domination mondiale des Etats-Unis, leurs différences se marquant essentiellement au niveau de la tactique, unilatéraliste chez McCain et plutôt multilatéraliste chez Obama. Selon ses propres dires, le 44e président des Etats-Unis entend jouer le rôle de shérif du monde.

Histoire


Judas. Le deuxième jour
De Jacques Duquesne, Ed. Plon
227 p. – 19,50 euros – ISBN 978-2-259-20603-7

L’accusé d’un interminable procès. Fut-il traître, comme le pensent la plupart ? Et alors, pourquoi ? Ou complice, comme le soutiennent quelques-uns, d’un Jésus qui voulait mourir ? Et alors pourquoi ?
Ce débat, ses compagnons, les disciples de Jésus, ont dû l’entamer dès le deuxième jour, le lendemain de la crucifixion. Car il est fondamental. Sa crucifixion éclaire toute l’action de Jésus. L’auteur, dont les livres sur Jésus et Marie eurent un retentissement considérable, a choisi de résumer ces discussions dans un récit vivant et coloré, appuyé sur les plus sérieuses études. Puis, il avance une nouvelle hypothèse qui met en cause les relations entre le judaïsme et le christianisme, souligne que celui-ci fut et demeure une véritable révolution religieuse, unique en son genre.

L’Eglise et les Cathares
De Pierre de Meuse, Ed. Tempora
237 p. – 18,90 euros – ISBN 978-2-916-05342-4

L’Hérésie cathare s’est trouvée au confluent de plusieurs grands mouvements de l’Histoire de l’Europe: la volonté des papes d’assumer le pouvoir temporel concurrente avec celle des empereurs germaniques de contrôler la puissance spirituelle et la volonté d’indépendance et d’expansion des rois capétiens. Il s’en est suivi une tragédie qui a marqué durablement le midi languedocien. En effet, la contre-Eglise hérétique a dû faire face à la croisade décidée par Innocent III, puis devant son échec, à l’organisation d’une machine judiciaire et policière créée pour la combattre : l’Inquisition. Pendant des siècles, l’interprétation de ce phénomène historique étrange a été rendue impossible à cause de l’instrumentalisation partisane des évènements par des courants religieux et politiques : le protestantisme, d’abord, puis le régionalisme et l’anticléricalisme.

Essais


Les nations désunies. Comment l’ONU enterre les droits de l’homme
De Malka Marcovich, Ed. Jacob-Duvernet
187 p. – 19,90 euros – ISBN 978-2-84724-197-6

Lorsque le Secrétaire général Kofi Annan prend ses fonctions en 1997, un an avant les fastueuses célébrations du cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il se donne pour mission d’engager un programme de réformes en profondeur de l’ONU, afin qu’elle corresponde aux nouvelles réalités du monde.
En quelques années, tous les nouveaux mécanismes crées depuis le tournant du millénaire n’ont fait qu’aggraver le délitement de l’Institution. Au fil du temps, les attaques contre l’héritage des Lumières, contre la démocratie, les libertés individuelles et l’égalité avaient trouvé différents chemins pour s’exprimer. Mais au lendemain de Conférence mondiale contre le racisme à Durban, en août 2001 et des attaques contre les tours jumelles à Manhattan le 11 septembre 2001, on a assisté à une offensive sans pareille menée notamment par l’Organisation de la conférence islamique, par la Chine, par la Russie et par Cuba…pour l’adoption de nouvelles normes totalisantes visant à limiter la liberté d’expression, condamner la laïcité, et remettre fondamentalement en péril les avancées des droits des femmes depuis cinquante ans.

Le cadavre était trop grand. Guy Môquet piétiné par le conformisme de gauche
Par Benoît Rayski, Ed. Denoël
121 p. – 9,50 euros – ISBN 978-2-20726050-0

Quand, en 2007, Nicolas Sarkozy décida pour des raisons qui lui étaient propres (et que l’on peut trouver admirables ou sournoises, sincères ou hypocrites, honnêtes ou fourbes) que sa lettre d’adieu écrite par Guy Môquet serait lue dans tous les lycées de France, on vit se lever une tempête de protestations, de rejets et d’indignations dont la force fut égale à l’extraordinaire bassesse qu’elle révélait. Jamais, dans ce pays, Tartuffe ne s’était manifesté avec autant d’arrogance, de certitude bien-pensante et de médiocrité crasse. Des bataillons d’enseignants révoltés, des régiments d’universitaires meurtris, des historiens, des journalistes, de besogneux penseurs prétendirent entrer en « résistance ». On vit ainsi apparaître une classe triomphante, celle d’une Lumpen-intelligentsia descendue assez bas pour réussir sa fusion avec le Lumpenproletariat mondial devenu son idole. Des hommes et des femmes qui avaient parcouru quelques livres, lu deux ou trois articles, feuilleté rapidement quelques brochures. Tous, bardés d’une morgue confite, entendaient monter à la France et au pouvoir haï qu’ « qu’on ne la leur ferait pas ». La pensée petite-bourgeoisie dans toute sa niaiserie. C’est d’eux, et d’elle, que ce livre parle. Pour eux, pour elle, le cadavre de Guy Môquet était trop grand. Beaucoup trop grand.

Mai 68. Quarante ans de captivité intellectuelle et spirituelle
De François Celier, Ed. Cheminements
367 p. – 20 euros – ISBN 978-2-84478-716-3

Quarante ans d’emprisonnement!
Levée d’écrou pour nos captivités intellectuelles et spirituelles…Il était temps de débusquer les renards de la pensée unique, d’assainir sa raison et, cela nous chante, de dire que Dieu existe sans être raillé par des censeurs patentés, ou même d’avoir de l’amitié pour Israël et les Américains sans être médiatiquement lynchés. Les illusions de mai 68 n’iront plus ensemencer les fleurs du mal dans les lycées et universités. Cette liberté recouvrée confondra les tenants d’un jihad en puissance et confortera ceux qui aspirent au protestantisme d’un islam rimant avec laïcité. Dans un monde assailli de menaces réelles et de maîtres menteurs, par de sombres ou brillantes facettes, ce livre kaléidoscope éclaire une part de vérité.

Kaddish et Renaissance. La Shoah dans les romans viennois (1991-2001) de R. Schindel, R. Menasse et D. Rabinovici
De Béatrice Gonzalès-Vangell, Ed. Presses Universitaires du Septentrion
328 p. – 21 euros – ISBN 978-2-85939-900-3

Pour la première fois en France, un ouvrage est consacré aux trois écrivains viennois Robert Schindel, Robert Menasse et Doron Rabinovici. Publiés entre 1991 et 2001, leurs romans attirent l’attention sur une dichotomie : celle qui sépare juifs et non-juifs lorsqu’il s’agit de se souvenir de la Shoah.
Comment le roman, produit d’essence littéraire, s’érige-t-il en savoir historique ? En s’inscrivant dans une continuité littéraire qui intègre la fracture de l’Histoire, les romans chargent la langue allemande de porter un souvenir qui en fait lui appartient. Robert Schindel définit le judaïsme comme résistance, Doron Rabinovici propose l’abolition du Juif errant et Robert Menasse dessine pour l’Histoire une voie nouvelle.

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