Accueil - sefarad.org

Talia (Myriam)

Des cadeaux pour Hanoucca (16 décembre 2008)

    MENU    
SEFARAD.org
Espace TALIA
LIVRES & disques
AIDEZ-nous
Page PRECEDENTE

Judaïsme


Abraham Heschel. Un prophète de notre temps
D’Edward K. Kaplan, Ed. Albin Michel, collection Présences du Judaïsme
195 p. – 8,50 euros – ISBN 978-2-226-18310-1

Né en 1907 en Pologne, le rabbin et philosophe Abraham Heschel s’est imprégné de la spiritualité du hassidisme et de l’humanisme européen d’avant la Shoah. Réfugié aux Etats-Unis en 1940, il a lutté dans les années soixante aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques des Noirs, puis pour la liberté des Juifs d’URSS et contre la guerre du Vietnam. Pionnier du dialogue interreligieux, il a représenté le judaïsme auprès du Concile Vatican II et tenté de renouer le dialogue entre Judaïsme et islam. En retraçant son parcours exemplaire, ce livre nous offre une parfaite introduction à l’œuvre à la fois théologique et engagée de cette grande figure du Judaïsme.

Théologie


La vie hors la loi. Est-il permis de sauver une vie ? De David Meyer,
Suivi de Résonances évangéliques
Par Jean Radermakers, Ed. Lessius, collection L’Autre et les autres
174 p. – 18 euros - ISBN 978-2-87299-179-2

„Qui sauve une vie sauve le monde“: l’attention à la vie humaine, la sauvegarde de la vie se trouve au coeur de l’expérience historique du peuple juif; elle est partout dans les anecdotes et la pratique des sages; elle est au centre des commentaires des rabbins. Cette primauté de la vie se retrouve au fondement de toute éthique et vie en société : s’agit-il d’une révélation contenue dans le Livre ou d’une loi naturelle accessible à notre bon sens ? D’autre part, l’intervention pour la vie peut entrer en concurrence avec d’autres préceptes de la Torah. Sauver une vie le jour du shabbat, c’est faire une exception. La primauté accordée à la vie tournerait-elle en idolâtrie de la vie ? IL faut alors une limite, une exception à l’exception : le martyr juif, au prix de sa vie, refuse l’idolâtrie, le viol, le meurtre. Tout près de nous, la Shoah, négation totale de la vie, relance le débat : l’impératif de la survie serait-il le « 614e commandement », le plus urgent ? A l’heure où le prix de la vie humaine mobilise les consciences, à l’heure aussi où les vies humaines pèsent peu dans les conflits et les ambitions, la tradition juive, faisant entendre une réflexion singulière, rejoint des préoccupations universelles.
En quelques pages complémentaires, Jean Radermakers (professeur d’Ecritures sainte à la Faculté jésuite de théologie de Bruxelles), situant Jésus dans la tradition juive de son temps, présente les résonances évangéliques du thème.

Essais


La mort des Juifs
De Nadine Fresco, Ed. Du Seuil, collection La librairie du XXe et du XXIe siècles
319 p. – 20 euros – ISBN 978-2-02-096387-9

Depuis la fin du XIXe siècle, la mort des juifs occupe une place importante, plus ou moins visible selon les périodes, sur la toile de fond de nos sociétés. Elle fut désirée et brandie dans le slogan « Mort aux juifs ! ». Elle a été mise à exécution sous les ordres nazis. Elle est manipulée par le négationnisme, en divers lieux et à divers usages. La mort des juifs est interrogée par les sciences humaines. Des écrivains et des artistes ont affronté à son sujet la question de la disparition. Elle est parlée sur les divans des analystes. On la raconte, on la commémore, on l’enseigne. Des enjeux multiples se crispent autour d’elle, avivant périodiquement inquiétudes, irritations, tollés, instrumentalisations et mutuels anathèmes.
Les textes qui composent ce livre ont pour objet cette mort. Celui qui l’ouvre, le plus récent, à été écrit en 2008. Celui par lequel il se termine, le plus ancien, en 1980. Entre les deux, donc, presque une génération d’écriture, individuelle et collective.

Biographie


L’avocat des Juifs. Les tribulations de Yossel de Rosheim dans l’Europe de Charles Quint
De Selma Stern, Ed. La Nuée Bleue
319 p. – 22 Euros – ISBN 978-2-7165-0739-4

Au début du XVIe siècle, dans un Saint Empire romain germanique chahuté par des conflits incessants, les guerres de religion et les révoltes paysannes, en proie à toutes les peurs, les juifs cristallisaient beaucoup de haines populaires. C’est dans ce contexte de violence que, dans la petite ville impériale de Rosheim, en Basse Alsace, un érudit devenu prêteur sur gages, Yosselmann (1478-1554), se leva pour défendre ses frères juifs persécutés. Il partit à la rencontre des grands de son temps afin d’alléger les menaces qui pesaient sur ses coreligionnaires de tout l’Empire. Il réussit à placer les juifs sous la protection directe de Charles Quint. L’empereur, écoutant leur avocat, les défendit à maintes reprises contre les terribles décisions des princes et des villes. Fait unique dans l’histoire du Saint Empire, les juifs allemands disposèrent alors d’un représentant qui était à la fois investi par ses frères et reconnu par les princes. Grâce à un sauf-conduit de l’empereur, celui qu’on appela désormais « Yossel de Rosheim, commandeur des juifs allemands » put se déplacer partout, s’épuisant à défendre ses frères dans les cours et les diètes, et lors de controverses publiques.

Récit


Le père de ma mère
De Béatrice Guthart, Préface de Simone Veil, Ed. Du temps
139 p. – 14,50 euros – ISBN 978-2-84274-454-0

« ...un témoignage émouvant sur la façon dont la Shoah a touché aussi les enfants et les petits-enfants des victimes, les laissant amputés de leurs disparus et porteurs d’un deuil impossible à vivre.
A ce moment de l’Histoire où les témoins de la Shoah disparaissent, un livre comme celui-ci, où la mémoire retrouvée l’emporte sur l’oubli, me semble hautement nécessaire. J’ai éprouvé à la lecture de ce récit bouleversant, une profonde émotion ; son évidence touchera, je pense, bien d’autres que moi. » Simone Veil

Romans


Bethsabée. Le secret de la reine de Jérusalem
De Patrick Banon, Ed. Presses de la Renaissance
336 p. – 20 euros – ISBN 978-2-7509-0421-0

935 avant l’ère chrétienne. Salomon règne sur le royaume d’Israël. Le temple de Jérusalem est en construction. Recluse dans une chambre de l’ancienne maison de David. Bethsabée se meurt. Empoisonnement ou châtiment divin ? Alors qu’elle vit ses derniers jours, la Grande Dame revient sur son passé et confie à la jeune Abishag, ultime et virginale compagne de David, les secrets de sa destinée. Une vie semée d’épreuves et de tragédies qui ont fait d’elle la femme la plus dangereuse du royaume. Femme adultère – David l’a aimée alors qu’elle était l’épouse d’Urie, l’un de plus loyaux officiers -, mère ambitieuse – elle a tout fait pour que son fils Salomon hérite du trône -, reine toute-puissante, Bethsabée compte de nombreux ennemis. L’un d’eux voudrait-il sa mort ? Serait-ce la douce Abishag que l’histoire d’amour avec Adonias, fils aîné de David, assassiné par Salomon, a meurtri à jamais ? Ou Néfer, le médecin de la fille de Pharaon, qui prétend la soigner ? Ou encore Joseph, son fidèle eunuque ? Amours interdits, trahisons, guerres tribales, révolution de palais… : auteur du très remarqué Flavius Josèphe, Patrick Banon nous plonge à nouveau au cœur de l’odyssée biblique, à la rencontre d’une femme de légende.

DVD


Belzec
Un film de Guillaume Moscovitz, Ed. Cie des Phares et Balises

« J’ai levé les yeux vers le ciel, il était parsemé d’étoiles avec la lune, et je n’ai pas compris, j’avais oublié et j’ai demandé : « C’est quoi ? C’est quoi cette chose-là au dessus ? » » raconte Braha Rauffmann. Cachée par une femme du village de Belzec lorsqu’elle avait sept ans, à quelques centaines de mètres du camp dans une cavité sous des tonnes de bûches de bois, ne voyant presque pas la lumière du jour, ayant à peine la place de s’allonger, la fillette ne reconnaît plus le ciel quand elle est extraite de sa cachette vingt mois plus tard. Braha Rauffmann est l’une des quatre survivants, connus parmi les six cent mille Juifs assassinés au camp de Belzec, en Pologne, tout près de l’Ukraine, de mars à décembre 1942. Puis en sept mois le camp fut entièrement détruit, les traces de l’extermination effacées : les corps déterrés des fosses et brûlés, les bâtiments rasés, des arbres plantés à l’emplacement des chambres à gaz. Ce qu’il reste du camp soixante ans après est un bois où se mêlent les restes d’ossements brûlés des victimes assassinées. A ce lieu plombé par le « il n’y a rien à voir » fait écho le silence collectif des habitants actuels du village de Belzec, derniers témoins d’un crime qui s’est déroulé sous leurs yeux, silence qui avec le temps s’est asséché et durci, la parole devenant de plus en plus difficile à dire. Loin d’être seulement matérielles, les traces du camp de Belzec sont aussi psychiques. Elles débordent de petites localités du sud-est de la Pologne. Les frontières géographiques n’endiguent pas les tracas de cette atteinte au plus profond de l’humain.

- Copyright © sefarad.org - moise.rahmani@sefarad.org, 1997 - 2012

- Maintained by - admin@sefarad.org

Retour au site sefarad.org -
Google
sefarad.org myriam.sefarad.org janine.sefarad.org