Judaïsme
Le Judaïsme pour les nuls
Par le rabbin Ted Falcon, David Blatner et Josy Eisenberg, First Editions
384 p. – 22,90 euros – ISBN 978-2-754-00596-8
Pourquoi dit-on que le judaïsme est une religion fondée davantage sur la pratique que sur la foi ? Qu’est-ce que les mitzvot, la circoncision et la Kabbale ? Comment interpréter la Torah ? Que symbolisent le shabbat, la bar-mitzva et hannouccah ? Où prend racine l’antisémitisme ? Et peut-on parler d’un humour juif ?
Que vous soyez juifs en quête de repères ou non-juifs à la recherche d’informations, ce livre répond à toutes vos questions sur : l’histoire du peuple juif (de la Genèse à l’Holocauste) ; la pratique du culte ; le déroulement des rites et leur signification…Il aborde à la fois les aspects pratiques et spirituels de cette religion étroitement liée à l’Histoire et dotée d’une véritable profondeur mystique.
Israël/Moyen-Orient
Vingt ans de relations égypto-israéliennes. 1980-2000
D’Ephraïm Dowek, Ed. L’Harmattan
376 p. – 31 euros – ISBN 978-2-7475-9343-6
Dans l’introduction de ce livre, l’ancien Premier ministre d’Israël, Yitzhak Shamir, écrit : « Le livre d’Ephraïm Dowek vient à un moment propice. Il apporte au lecteur une description exacte et détaillée des efforts nombreux et incessants pour construire, consolider et préserver la paix entre Israël et l’Egypte…Dowek est hautement qualifié pour présenter au public toutes les étapes, les hauts et les bas, les victoires et les revers de cette épopée exaltante… » En effet, le livre est une analyse hautement informative d’un aspect vital des relations arabo-israéliennes de l’ère moderne basée sur l’expérience personnelle de l’auteur en Egypte comme ministre plénipotentiaire et plus tard comme ambassadeur ainsi que comme participant de haut niveau à diverses négociations. Il se lit facilement et donne un aperçu fascinant des paramètres de la paix prévalant entre l’Egypte et Israël, tout en racontant de manière imagée « la petite histoire de l’histoire ».
Linguistique
Le judéo-espagnol vernaculaire d’Istanbul
De Marie-Christine Varol Bornes, Ed. Peter Lang, Collection Sephardica
578 p. – ISBN 978-3-03911-694-2
Le présent ouvrage qui s’appuie sur l’analyse d’entretiens enregistrés, d’expressions et de proverbes relevés en situation et sur des conversations ordinaires, décrit le judéo-espagnol parlé à l’heure actuelle dans la communauté juive d’Istanbul. La langue y est étudiée en synchronie, comme un élément d’un code plurilingue, et dans sa dynamique. L’étude tient compte de la variation, qu’elle soit individuelle ou sociale, stylistique ou socio-économique ou qu’elle soit due à l’âge ou le sexe des locuteurs. Elle analyse les particularités phonétiques, morphologiques, syntaxiques et lexicales du judéo-espagnol, cherche à dégager les facteurs de son évolution et montre le parti que les locuteurs tirent de leur plurilinguisme.
Essais
Leibniz lecteur de Spinoza. La genèse d’une opposition complexe
De Mogens Laerke, Ed Honoré Champion
1095 p. – ISBN 978-2-7453-1698-1
La comparaison entre Leibniz et Spinoza figure parmi les plus riches de l’histoire de la philosophie. Depuis le début du XVIIIe siècle, elle a retenu l’attention de nombreux philosophes tels que Wolff, Mendelssohn, Schelling, Cassirer et Russel. Basé sur les avancées les plus récentes en matière d’édition, Leibniz lecteur de Spinoza propose une nouvelle interprétation globale de cette rencontre philosophique à partir d’une méthodologie à la fois comparative et génétique. L’ouvrage reconstruit la confrontation des philosophes sur des questions de théologie et de politique : l’interprétation des miracles, la nature de la vraie religion, les fondements du droit naturel, le jus circa sacra, les principes d’exégèse biblique. Il suit pas à pas l’évolution de la réception leibnizienne de la métaphysique de Spinoza, de la bienveillance réfléchie dont témoignent les fragments du De summa rerum de 1675-1676 à l’opposition décisive qui se met en place dans les commentaires critiques sur l’Ethique, rédigés en 1678. Il explore enfin une série d’interprétations comparatives de la philosophie spinozienne que Leibniz propose à partir de 1679, notamment par rapport au cartésianisme, au cabalisme et au scepticisme.
Stefanie Zweig et l’exil juif au Kenya sous le troisième Reich
De Lucile Bourcet-Salenson, Ed. L’Harmattan
380 p. – 34 euros – ISBN 978-2-296-06228-3
La lecture du roman autobiographique de Stefanie Zweig en deux parties: Nulle part en Afrique (Une enfance africaine) et Quelque part en Allemagne (Une jeunesse allemande) est pour Lucile Bourcet-Salenson le point de départ d’une étude – sur trois plans: littéraire, civilisationnel et psychologique – de la problématique de l’émigration forcée. En explorant la vie d’une famille juive allemande qui choisit, en 1938, l’exil au Kenya, terre d’asile de sept cents judéo-allemands, puis le retour dans l’Allemagne de cette époque-là, elle étudie les témoignages de personnes célèbres ou non qui ont souffert du IIIe Reich et analyse les réactions des individus exposés à des difficultés qu’ils n’avaient pas prévues. Cette confrontation va révéler leur caractère et leur identité profonde. Certains réfugiés s’intègrent avec obstination dans le pays d’accueil, d’autres rentrent à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans leur patrie d’origine où beaucoup vont connaître la désillusion.
Récits
Rue des Synagogues
D’Armand Abécassis, Ed. Robert Laffont
366 p. – 21 euros – ISBN 978-2-221-10906-9
Reconnu comme l’une des plus hautes autorités du judaïsme, spécialiste de la traduction biblique, Armand Abécassis signe ici son livre le plus personnel : un livre de souvenirs, entre hymne à son pays aimé, le Maroc, et hommage à des figures croisées : maître talmudique, épicier sans instruction ou projectionniste haut en couleur – silhouettes disparues, toutes dessinées avec la plus grande tendresse. Au fil des pages, il est question de Casablanca à l’époque du protectorat français, d’une rue où se trouvent dix synagogues, d’enfants juifs et musulmans qui vivent, rient et pleurent ensemble – les uns souvent avec les autres, les uns parfois contre les autres. Evocation d’une jeunesse passée dans un dénouement ensoleillé, aventure de la découverte d’une culture religieuse mais aussi républicaine, livre de partage et d’espérance, Rue des Synagogues nous entraîne dans le temps retrouvé d’un Maître.
Aux Editions l’Harmattan, deux livres,
Le jardin des délices oubliées
De Roger Macchi
175 p. – 16,50 euros – ISBN 978-2-296-06524-6
« Je me souviens, mon ami Moncef m’a dit: Viens à la maison mon frère se marie, on va faire la fête pendant trois jours, tu vas voir un vrai mariage djerbien…
Je me souviens, des Iles Kerkennah au large de Sfax…
Je me souviens de la magie de ma Méditerranée…
Je me souviens des abricots de mon enfance…
De souvenir en souvenir, les mots s’enchaînent, et l’on finit par raconter des choses ! Mes historiettes se parcourent comme les allées d’un jardin, sans but défini, en se laissant guider par une couleur, une odeur, ou encore par l’invitation d’une ombre au détour d’un chemin. Elles parlent du soleil, de la mer, de l’amitié, des coutumes et d’un certain art de vivre dans un pays béni des Dieux. La Tunisie carrefour des toutes les civilisations. »
et,
Entre Hitler et Staline. Souvenirs d’un jeune homme du vingtième siècle
De Joseph Kirszenberg
285 p. – 27,50 euros – ISBN 978-2-296-06504-8
L’auteur est né à Varsovie en 1932, dans une famille juive assimilée, descendant d’une longue lignée hassidique. Immigré en France à l’âge de seize ans il avait pu y suivre un cursus scolaire et universitaire normal. Sa famille avait échappé à la Shoah en trouvant refuge chez ses grands-parents maternels à Vilno, en Lituanie. Elle avait été ensuite déportée en Sibérie pour toute la durée de la guerre. Ses parents avaient été emprisonnés au Goulag pendant deux ans en le laissant en liberté seul avec sa jeune sœur. Cette période avait donné lieu à une suite de péripéties dignes de Capitaine de quinze ans de Jules Verne des Aventures de Tom Sawyer de Marc Twain, ou de l’Oiseau bariolé de Jerzy Kozinski. Les récits de ses séjours au Goulag en « visiteur libre » sont probablement uniques dans leur genre.
Romans
Le Rubis des templiers
De Jorge Molist, Ed. Archipoche
480 p. – 8,50 euros – ISBN 978-2-35287-080-7
Le jour de son vingt-septième anniversaire, Cristina, une avocate new-yorkaise, reçoit deux bagues. L’une lui est offerte par son fiancé. L’autre provient d’Enric, son parrain décédé. Elle les accepte sans savoir que la seconde, un rubis du XIIIe siècle doté d’étranges pouvoirs, va la plonger dans le monde occulte des Templiers, sur les traces d’un fabuleux trésor.
Accompagnée de son premier amour, Cristina se lance à Barcelone dans une aventure qui va la mener le long de la côte méditerranéenne, vers son passé. Et, au-delà du sien, vers celui, tragique, du dernier des Templiers.
Feu nucléaire sur l’Iran
De Marcel Cassou, Ed. L’Harmattan
267 p. – 26 euros – ISBN 978-2-296-06447-8
Nous sommes en 2010. Le Président Ahmadinejad est assassiné par une femme kamikaze. Son successeur reçoit des instructions fermes du Guide Suprême de hâter simultanément les travaux de mise au point de la première bombe nucléaire et ceux d’amélioration des missiles balistiques. Les commandes d’équipement sont organisées par une société commerciale de Dubaï dirigée par John Effenzi, un ingénieur irano-américain. Il reçoit ses instructions de Razvi Atti, haut responsable iranien, qui séjourne régulièrement à Dibaï où il mène joyeuse vie. Grâce aux informations collectées par John, les services américains suivent de près les progrès réalisés par l’Iran, qui utilise tous les moyens, licites ou illicites, pour arriver à ses fins. Pour stopper ces avancées, une manœuvre diabolique est tentée. La catastrophe, qui en résulte, entraîne une chasse aux traîtres, fatale pour Razvi Atti. John Effenzi, se sentant menacé, regagne les Etats-Unis, déçu de ne pas avoir réussi à provoquer la chute du régime des ayatollahs.
Dernier tango à Beyrouth
De Maurice Elia, Ed. Orizons
316 p. – 27 euros – ISBN 978-2-296-04690-0
En juillet 1965, de retour au Liban après un an d’études à Paris, Jacques Sasson (20 ans) entame sa carrière de professeur à l’école de l’Alliance Israélite Universelle et sa licence de lettres à l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth. Juif libanais (ayant cependant passé son enfance à Alexandrie, sa ville natale), Jacques s’intègre facilement à la vie intellectuelle du Liban des années 60 : il est critique de cinéma dans un quotidien de langue française et chroniqueur aux émissions culturelles de Radio-Liban. Autour de lui, l’esprit traditionnel de tolérance libanaise l’emporte souvent sur la lente montée d’une intolérance diffuse qui ne semble pourtant pas l’affecter : les filles sont belles et le soleil est partout. Les parents de Jacques l’encouragent à mettre en train ses préparatifs de départ pour le Canada. Mais des obstacles majeurs à ce départ définitif vont se présenter. Alors que des menaces de guerre se profilent à l’horizon, Jacques s’attache émotionnellement à son pays qu’il n’avait jamais appris à connaître, à son histoire, à sa géographie, à ses habitants – et fait, dans les six derniers mois de son séjour, une rencontre qui changera sa vie.
CD
Musica colombiana andina. Music from Colombia
De Niyireth Alarcon, ARC Music, www.arcmusic.co.uk
Les plus belles chansons des Andes colombiennes interprétées par Niyireth Alarcon, chanteuse renommée pour la grande qualité et la beauté de sa voix, accompagnée par des instruments traditionnels (tiple, bandola, guitare).
Classical Chinese Folk Music. Featuring the Chinese Flute
Par Chen Dacan Chinese Ensemble, Solist Li He, ARC Music, www.arcmusic.co.uk
L’ensemble chinois de Chen Dacan qui associe yanqin (tympanon), ruan (luth) et huqin (violon) tisse une tapisserie musicale dont jaillit le son des flûtes de l’artiste Li He, le tout créant un tableau sonore de la Chine ancienne lancinant et mystérieux.
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