Théologie
L’Eglise dans la terre d’Abraham. Du diocèse de Babylone des Latins à la nonciature apostolique en Iraq
De Fernado Filoni, Ed. Du Cerf, collection l’histoire à vif
240 p. – 22 euros – ISBN 978-2-204-08405-5
Comme déjà en 1991, lors de la première guerre du Golfe, durant l’attaque de l’Iraq en mars 2003 par les forces américaines et leurs alliés, la nonciature apostolique en Iraq s’est révélée un point de référence fondamental pour les journalistes et le fidèles. Unique ambassadeur resté là-bas pendant toute la période de la seconde guerre du Golfe, le nonce apostolique, Fernando Filoni, en se plongeant dans les archives de la nonciature, a reconstruit l’histoire de la présence de l’Eglise catholique dans la terre d’Abraham, à partir de la création du diocèse des Latins de Babylone en 1632, jusqu’à sa représentation actuelle, en passant par la fondation de la délégation apostolique en Mésopotamie, au Kurdistan et en Arménie Mineure. Par cette enquête soignée et originale, dans le droit fil de ce qui a uni, dans les cinq derniers siècles, le siège apostolique de Rome et le pays de l’Euphrate, Fernado Filoni a recueilli la tragédie d’un peuple, lui donnant une occasion précieuse de redécouvrir, vive et belle, l’histoire de l’Eglise en Iraq.
Shoah
Une résistance juive. Grenoble 1943-1945
De Paul Giniewski, Ed. Cheminements
296 p. – 22 euros – ISBN 978-2-84478-790-3
De nombreux Juifs ont participé au combat des réseaux – gaullistes, communistes ou d’autres tendances politiques – de la Résistance française aux nazis. Il y eut aussi des réseaux et maquis juifs. Pourquoi cette spécificité ? Si tous les Français ont souffert sous l’occupation, les seuls Juifs étaient traqués par les polices de Vichy, la Milice et la Gestapo et expédiés à Auschwitz. Il fallait les aider à échapper à l’extermination. Leur trouver des « planques » dans des établissements religieux ou chez des concitoyens. Leur fournir des subsides, de faux papiers, un soutien spirituel. Leur faire franchir en fraude les frontières suisse et espagnole. De Jeunes Juifs se sont improvisés passeurs, fraudeurs, faussaires et tueurs. Paul Giniewski a été l’un d’eux à Grenoble de 1943 à 1945. Il relate la vie quotidienne, aventureuse et périlleuse de ces « sauveurs Juifs ».
Témoigner. Entre Histoire et mémoire. Revue Pluridisciplinaire de la Fondations Auschwitz. N°103, avril-juin 2009. Dossier : Crimes et génocides nazis à l’écran.
Collectif, Ed. Kimé
280 p. – 15 euros – ISBN 978-2-84174-488-6
Ce dossier intitulé „Crimes et génocides nazis à l’écran“ répond à plusieurs attentes. Il s’agit de faire le point sur une iconographie qui a amplement influencé les représentations de la seconde moitié du XXe siècle, faisant du motif concentrationnaire au cinéma, dans la photographie, dans l’art, un genre en soi. Les images des camps nazis, filmées à la fin de la guerre par les troupes alliées qui ont découvert les structures concentrationnaires, ont en effet joué un rôle écrasant dans l’imaginaire des années qui ont suivi.
Criminels nazis et complices. 1940-1945, pour quels châtiments ?
De Claude Doktor, Ed. Orep diffusion
122 p. – 16,90 euros – ISBN 978-2-915762-80-8
Après l’effondrement du IIIe Reich, les criminels nazis ont-ils été châtiés ? Quel a été le parcours des « dignitaires », des responsables du commandement, des subordonnés plus ou moins zélés, des « criminels sur ordre » ? Dès 1945, a débuté les procès Nuremberg. Certains nazis se sont chargés eux-mêmes de leur châtiment, par le suicide. Parmi les autres, quels sont ceux qui ont échappé aux procès ? Certains ont été jugés par différents tribunaux en Europe, pour quelles sanctions ? Quels sont ceux que la justice n’a pas retrouvés ?
Romans
Moi, Sàndor F.
D’Alain Fleischer, Ed. Fayard, collection Alterego
415 p. – 21,90 euros – ISBN 978-2-213-63397-8
« Un être peut-il en répéter un autre, ou le continuer, le prolonger, d’une génération à la suivante ? » En faisant sien, le temps d’un roman, le prénom hongrois qu’il aurait dû porter, Alain Fleischer reconnaît en lui la personnalité de son oncle Sàndor, mort à l’âge de 27 ans dans un train roulant vers Auschwitz, alors qu’il était lui-même né trois mois plus tôt. Les quelques souvenirs de l’existence de son oncle lui deviennent propres à mesure qu’il les imagine et restitue l’agonie de son alter ego comme si c’était la sienne. Si personnels lui soient-ils, ses goûts et ses talents, son inclination dès l’enfance pour les jeunes filles comme sa précoce passion pour la photographie et le cinéma, semblent lui venir de cette vie antérieure, dont il se souvient en l’inventant.
La Kabbale, roman
De Lawrence Kushner, Ed. Presses du Châtelet
240 p. – 18,95 euros – ISBn 978-2-84592-283-9
Kalman Stern, rabbin érudit et solitaire, trouve une lettre cachée dans la reliure d’un Zohar, ouvrage majeur de la mystique juive. Ce texte portant sur la nature de la Création daterait du XIIIe siècle, époque où Moïse de Léon, selon la tradition, a diffusé le « Livre de la Splendeur ». A quelle révélation ce kabbaliste a-t-il eu accès ? Est-il l’auteur du message trouvé par Kalman et ce dernier a-t-il été choisi pour en être le dépositaire ? En cherchant à découvrir sa signification, il fait la connaissance d’Isabel Benveniste, une astronome. Fascinée par l’origine de l’univers, elle va éveiller son âme comme aucune autre femme…
Pour les jeunes
Faire face aux intolérances. Racisme, sexisme, préjugés…
De Philippe Godard, illustrations d’Antoine Chéreau, Ed. De la Martinière Jeunesse
112 p. – 11 euros – ISBN 978-2-732-43872-6
Notre monde serait de plus en plus „intolérant“. Voilà ce que l’on entend partout dans les médias, et le constat est hélas assez juste…Comment réagir face à une société qui glisse vers l’intolérance ? Se montrer encore plus fort, c’est-à-dire encore plus…intolérant que les autres ? Ou alors apporter un brin d’intelligence, de dialogue, de volonté de sortir des confrontations sans intérêt ? C’est cette voie que ce livre choisit d’explorer, à travers de nombreux exemples. Le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, les préjugés concernant les pauvres ou les jeunes qui s’habillent gothique ou skateurs, autant de thèmes sur lesquels nous pouvons réapprendre à écouter l’autre, et à donner nos arguments sans mépris et sans violence.
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